Vous cherchez des livres d'Edgar Allan Poe ? Né à Boston en 1809 et mort à quarante ans, Edgar Allan Poe a passé sa vie à écrire des textes courts pour des magazines qui le payaient mal.
Cette collection réunit ses contes gothiques, le cycle du chevalier Auguste Dupin, ses poèmes et ses deux romans. La plupart des textes sont donnés dans la traduction de Charles Baudelaire, celle qui a fait connaître Poe en Europe.
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Contes
Nouvelles et Contes d'Edgar Allan Poe
C'est ici que se trouve l'essentiel des livres d'Edgar Allan Poe, contes gothiques et nouvelles fantastiques, la plupart traduits par Charles Baudelaire. Des textes courts, racontés par des narrateurs qui perdent pied, dont on ressort rarement indemne.
Le premier recueil de Poe traduit par Charles Baudelaire, celui qui l'a fait connaître en France. Treize récits qui vont du crime raisonné au vertige métaphysique.
Le deuxième volume traduit par Baudelaire, où figurent Le Chat Noir, La Chute de la Maison Usher et Le Puits et le Pendule. La porte d'entrée la plus directe dans l'œuvre de Poe.
Le troisième recueil traduit par Baudelaire, plus déroutant que les deux premiers. Essais, dialogues métaphysiques et contes satiriques y montrent un Poe théoricien autant que conteur.
Un homme raconte comment l'alcool et la cruauté l'ont conduit au meurtre, et comment un animal l'a trahi. Le récit type du narrateur qui se croit lucide, titre original The Black Cat.
Un visiteur arrive dans un manoir où le maître des lieux et sa sœur s'éteignent au rythme de la bâtisse. Le texte fondateur de l'atmosphère gothique moderne, titre original The Fall of the House of Usher.
Un meurtrier explique calmement pourquoi il n'est pas fou, puis entend battre le cœur de sa victime sous le plancher. Douze pages tendues sur une seule idée, titre original The Tell-Tale Heart.
Un prince s'enferme avec sa cour pour échapper à l'épidémie qui ravage son pays. Une allégorie brève et implacable sur l'impossibilité de se mettre à l'abri.
Un condamné de l'Inquisition découvre sa cellule à tâtons et comprend peu à peu la mécanique qui doit le tuer. La peur y est construite par la géométrie plutôt que par le surnaturel.
Le narrateur voue un culte à sa première épouse, morte, jusqu'à ce que la seconde en porte les traits. Le sommet des récits de Poe sur le refus du deuil.
Un homme est poursuivi toute sa vie par un double qui porte son nom et contrarie chacun de ses vices. Le récit du double le plus imité de la littérature.
Un homme conduit son rival dans les caves d'un palais un soir de carnaval, sous prétexte de lui faire goûter un vin rare. Une vengeance racontée avec une politesse glaçante.
Un blessé passe la nuit dans un château abandonné et découvre le portrait d'une jeune femme dont la ressemblance est trop vive. Dix pages sur ce que l'art prend à ceux qu'il représente.
Un mourant est plongé en hypnose au moment exact de sa mort, et reste suspendu entre deux états pendant des mois. Le texte a été pris pour un compte rendu scientifique lors de sa parution.
Poe recense des cas d'enterrés vivants avant de raconter sa propre terreur d'être enseveli. Le passage du fait divers au cauchemar personnel s'y fait sans transition.
Deux familles ennemies, un incendie et un cheval surgi d'une tapisserie. Le premier conte publié par Poe, où le gothique est déjà entièrement en place.
Un pêcheur raconte comment il a survécu au tourbillon qui a englouti ses frères, en observant ce qui flottait autour de lui. Un récit de terreur résolu par le raisonnement.
Deux marins ivres traversent un quartier mis en quarantaine et tombent sur une cour grotesque installée chez un croque-mort. Un conte macabre traité en farce.
Poe décrit d'abord cette impulsion qui pousse à faire exactement ce qu'il ne faut pas, puis en donne un exemple criminel. Le texte le plus court et le plus utile pour comprendre ses narrateurs.
Un convalescent observe la foule derrière une vitre, puis suit un vieillard toute une nuit sans jamais comprendre ce qu'il cherche. Le premier texte moderne sur l'anonymat urbain.
Des convives réunis pendant une épidémie voient une ombre entrer dans la salle et reconnaissent la voix de leurs morts. Quelques pages sur la mémoire des disparus.
Un visiteur découvre un asile où les pensionnaires appliquent une méthode de soins très libérale. La satire avance lentement, puis la mécanique se retourne.
Un homme jure à tout propos qu'il parie sa tête au diable, jusqu'au jour où quelqu'un accepte. Une farce morale où Poe répond aux critiques qui lui reprochaient de ne pas moraliser.
Un raccommodeur de soufflets criblé de dettes construit un ballon et gagne la Lune. Le récit de voyage spatial le plus documenté de son époque, mené en canular.
Le compte rendu détaillé d'une traversée de l'Atlantique en ballon, publié comme une véritable dépêche de presse. Le journal a dû démentir trois jours plus tard.
Un patient sous morphine revit la mort d'un officier survenue à l'autre bout du monde des décennies plus tôt. Poe y noue hypnose, réincarnation et fait historique.
Deux amants se retrouvent après la mort et confrontent ce qu'ils ont ressenti en mourant. Poe y décrit la dissolution des sens avec une précision clinique.
Deux âmes se racontent la fin du monde, provoquée par le passage d'une comète. Une des premières fins du monde scientifiquement argumentées de la littérature.
Deux esprits discutent de l'idée que chaque mot prononcé crée physiquement quelque chose dans l'univers. Un texte court, à mi-chemin entre le conte et l'essai.
Un promeneur observe une île minuscule où l'ombre semble consumer la vie à mesure que le jour tourne. Un texte contemplatif sur la disparition progressive.
La description d'une vallée et d'une maison, sans intrigue et sans personnage. Le pendant modeste du Domaine d'Arnheim, et un exercice de composition pure.
Un sceptique se moque des accidents invraisemblables rapportés par les journaux, et reçoit la visite de l'ange qui les fabrique. Une farce sur le hasard, écrite contre l'esprit de sérieux.
Une momie ranimée par électricité explique à des savants du dix-neuvième siècle que rien de ce qu'ils ont inventé n'est nouveau. Une comédie qui vise l'idée de progrès.
Trois hommes assiégés hissent un panier par-dessus les remparts pour recevoir une offrande. Ce qu'ils remontent tient en une page et fait toute la nouvelle.
En 1841, Poe crée le chevalier Auguste Dupin et, avec lui, le détective de fiction. Ces quatre récits contiennent déjà tout ce que le roman policier a répété depuis.
Deux femmes sont tuées dans une chambre fermée de l'intérieur, et le chevalier Auguste Dupin résout l'affaire par le raisonnement. Le premier récit policier de l'histoire, titre original The Murders in the Rue Morgue.
Un document compromettant est caché quelque part dans un appartement fouillé pièce par pièce sans résultat. Dupin y démontre que le meilleur endroit pour cacher une chose est le plus évident.
Dupin reprend un fait divers réel, le meurtre d'une jeune vendeuse, à partir des seules coupures de presse. La première enquête menée sans se rendre sur les lieux.
Un insecte doré, un parchemin chauffé et un message chiffré mènent à un trésor enterré. Le récit qui a rendu la cryptographie populaire, titre original The Gold Bug.
Poe se considérait avant tout comme un poète, et ses vers occupent une place à part parmi les livres d'Edgar Allan Poe. Ils reviennent obstinément sur la même chose : une femme morte, un refrain, et le bruit que fait le deuil.
Un homme en deuil interroge un corbeau qui ne connaît qu'un seul mot. Le poème le plus célèbre de Poe, construit sur un refrain qui se referme peu à peu, titre original The Raven.
Un recueil qui rassemble les principaux poèmes de Poe, des vers de jeunesse à Annabel Lee. Utile pour lire d'un bloc une œuvre poétique autrement dispersée.
Un palais lumineux se dégrade jusqu'à la ruine, et le lecteur comprend qu'il s'agit d'un esprit. Le poème inséré dans La Chute de la Maison Usher, lisible seul.
Quatre âges de la vie racontés par quatre sonneries, du traîneau d'argent au glas de fer. Cette édition ancienne conserve la traduction d'Émile Blémont et les eaux-fortes d'Henry Guérard.
Un chevalier cherche toute sa vie un pays qui n'existe peut-être pas, et une ombre lui indique la route. Quatre strophes, écrites l'année de la mort de Poe.
Le sable qui file entre les doigts, et la question de savoir si quoi que ce soit a jamais été réel. Deux strophes qui résument toute la poétique de Poe.
Poe n'a écrit qu'un seul roman achevé, un second qu'il a laissé en plan, et des essais que personne ne savait comment classer. Tous valent le détour, pour des raisons opposées.
Un passager clandestin enchaîne mutinerie, naufrage, dérive et cap sur l'Antarctique. Le seul roman achevé de Poe, dont la fin reste l'une des plus discutées de la littérature.
Le récit, présenté comme authentique, de la première traversée des montagnes Rocheuses. Le roman s'interrompt en cours de publication et reste inachevé.
Poe y expose sa cosmologie : un univers né d'un point unique, en expansion, promis à revenir sur lui-même. Un essai spéculatif que la physique du vingtième siècle a rendu troublant.
Poe démonte Le Corbeau vers par vers et soutient qu'il l'a composé comme on résout un problème. L'essai qui a fait de lui un théoricien pour Baudelaire et Valéry.
Poe analyse l'automate joueur d'échecs qui fascinait le public de son temps et démontre par déduction qu'un homme s'y cache. Le raisonnement de Dupin appliqué à un cas réel.
Une critique du mauvais goût dans la décoration, suivie de la description d'une pièce idéale. Un texte inattendu, qui éclaire le soin que Poe apporte aux décors de ses contes.
Poe n'a presque rien publié de son vivant qui ressemble à un livre. Des nouvelles, des poèmes et des articles dispersés dans la presse américaine du XIXe siècle, et c'est Baudelaire qui, en le traduisant pendant seize ans, lui a donné la forme d'une œuvre.
Ce qu'il a laissé irrigue toute la littérature qui a suivi, du romantisme noir au roman policier. Retrouvez d'autres figures du genre dans notre section Auteurs Classiques.